1% low et FPS moyens : la vraie mesure de la fluidité
Deux PC affichent le même FPS moyen, mais l'un paraît fluide et l'autre saccade. La différence tient dans un chiffre qu'on regarde trop peu : le 1% low. Voici comment le lire, et pourquoi il compte souvent plus que la moyenne.
Mis à jour le 10 août 2026
Vous lancez un jeu, le compteur affiche un bon FPS moyen, et pourtant ça accroche. Des petits à-coups dans les virages, une saccade quand un ennemi débarque, un micro-blocage en tournant la caméra. Sur le papier tout va bien, dans les mains ça ne glisse pas. Ce décalage a une explication simple : le FPS moyen ne mesure pas la fluidité. Ce qui la mesure vraiment, c'est le 1% low.
Le FPS moyen ne dit pas si c'est fluide
Le FPS moyen, c'est une moyenne sur toute la session. Et une moyenne, par définition, écrase les extrêmes. Vous pouvez passer la plupart du temps très haut et plonger brutalement pendant une seconde : la moyenne absorbe la chute et reste flatteuse. Sauf que cette seconde de chute, vous la ressentez, elle. L'oeil ne fait pas la moyenne des images, il remarque les ratés. Un seul chiffre qui résume dix minutes de jeu cache forcément les moments où ça a décroché, et ce sont justement ces moments qui gâchent la sensation.
Le 1% low, c'est quoi au juste
Imaginez qu'on note le temps d'affichage de chaque image d'une partie, puis qu'on les classe de la plus lente à la plus rapide. Le 1% low, c'est le niveau atteint par le pire 1% de ces images : autrement dit, à quelle vitesse tourne le jeu dans ses moments les plus difficiles. On croise aussi le 0,1% low, encore plus sévère, qui isole les tout pires instants, ceux qui donnent les vrais coups de frein. Là où le FPS moyen répond à « en général, ça va à quelle vitesse ? », le 1% low répond à « et quand ça galère, ça tombe à combien ? ». C'est cette seconde question qui décide de la fluidité.
Pourquoi le 1% low décide de la fluidité ressentie
La fluidité n'est pas une question de vitesse, mais de régularité. Ce que le cerveau perçoit comme « fluide », c'est un flux d'images espacées de façon constante. Dès qu'une image met beaucoup plus de temps à s'afficher que les précédentes, vous voyez une saccade, même si la moyenne reste haute. Le 1% low mesure exactement cette irrégularité : plus il est bas par rapport à la moyenne, plus le jeu fait des à-coups. C'est pour ça qu'un jeu très rapide en moyenne mais avec des 1% low effondrés se sent moins bon qu'un jeu plus modeste mais parfaitement stable.
Le FPS moyen dit à quelle vitesse ça va. Le 1% low dit à quel point c'est régulier. Et c'est la régularité qui donne la sensation de fluidité : un jeu à la moyenne flatteuse mais aux 1% low en chute se sentira toujours moins bon qu'un jeu un peu plus lent, mais stable.
Comparez toujours le moyen et le 1% low
Un chiffre seul ne veut pas dire grand-chose. Le bon réflexe, c'est de regarder les deux ensemble et surtout l'écart entre eux.
- Écart faible entre le moyen et le 1% low : l'expérience est régulière, ça glisse. C'est le vrai signe d'un jeu bien réglé pour votre machine.
- Écart important : ça saccade, même quand la moyenne a l'air excellente. Ici, gagner en fluidité ne passe pas par « plus de FPS moyens », mais par « moins de chutes ».
- Un 1% low qui descend sous la fréquence de votre écran : les creux deviennent visibles, ce sont les micro-freezes que vous sentez dans les mains.
- Regardez aussi l'évolution dans le temps : si les 1% low se dégradent en fin de session, cherchez du côté de la chauffe ou de la mémoire qui sature, pas des réglages graphiques.
Ce qui plombe vos 1% low, dans l'ordre
- 1L'arrière-plan de Windows : un processus qui se réveille en pleine partie (mise à jour, synchro cloud, antivirus, superposition d'un logiciel) vole d'un coup du processeur et provoque une saccade nette. C'est la première cause d'à-coups, et la plus simple à régler en fermant l'inutile avant de jouer.
- 2La mémoire vidéo saturée : des textures réglées trop haut pour votre carte, et elle doit jongler en permanence, ce qui crée des accrocs quand une nouvelle scène se charge. Baisser la qualité des textures d'un cran suffit souvent à lisser tout ça, sans perte visible.
- 3La compilation des shaders et le streaming : les à-coups qui n'arrivent qu'au premier passage dans une zone, ou juste après une mise à jour du jeu. Laisser le jeu précharger et éviter un disque plein aide énormément.
- 4Le processeur qui sature : dans les scènes chargées (foule, ville, gros combats), c'est le CPU qui bride, pas la carte graphique. Les réglages qui pèsent sur lui (distance d'affichage, densité de foule, certaines ombres) sont alors les bons leviers.
- 5La chauffe : quand le processeur ou la carte montent trop en température, ils se brident pour se protéger, et les 1% low s'écroulent au fil de la session. Un nettoyage et une surveillance des températures règlent souvent le problème.
Comment CoreLabs vous aide à viser la régularité
Comprendre le 1% low, c'est bien ; savoir lequel de ces freins agit chez vous, c'est mieux. CoreLabs mesure vos FPS en direct pendant que vous jouez, connaît votre configuration précise et surveille vos températures, ce qui permet de voir non seulement à quelle vitesse ça va, mais aussi où ça décroche. À partir de là, l'assistant applique les bons réglages jeu par jeu, adaptés à votre machine plutôt que des valeurs génériques, et vise en priorité la stabilité : moins de chutes, une image plus régulière, une fluidité qui se sent manette ou souris en main. Les réglages exacts dépendent toujours de votre config, et c'est justement ce que CoreLabs ajuste automatiquement pour vous.
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